ROM

Mais regarde donc mon âme avec bienveillance. Tu y liras les stigmates de l’errance . Les chasses à l’homme, le glaive des enfers. Et c’est bien là la croix que nous portons, notre calvaire. Je nous croyais hommes, tous frères de galères, mais je ne suis que Rom, relégué, repoussé à la lisière. Qu’avons nous manqué, que s’est il donc passé pour que nos vies ne valent plus rien et que nos morts soient devenus des chiens errants. C’est sûrement un cauchemar, je vais me réveiller bientôt, retrouver des cœurs pulsatiles et chauds qui battront, si puissants, jusque dans vos cathédrales. Ils vous parleront de nos mélodies attachantes, de la cohorte de nos anciens venus des temps antédiluviens. De nos chants qui glorifient la fraternité des humains et de l’amour qui déborde pour nos enfants. Qu’ils soient morts ou vivants.

Publicités